"Faisons sur soi le changement que l'on veut voir dans le monde" - Gandhi
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Il y en a 5 principaux textes ou manuscrits sacrés en Inde. Ils ouvrent une porte sur un chemin, une voie. Ils s’inscrivent dans une tradition encore très présente en Inde et bien loin du yoga moderne.
Les voici :
Je vous présente quelques définitions de termes sanskrit avec les limites de notre langue française qui n’a pas toujours les termes pour évoquer certaines notions.
Veda signifie connaissance.
Samhita fait référence à une collection, un écrit, un volume, une compilation
Grantha désigne un assemblage, un livre, un recueil…
Upanishad : veut dire littéralement « assis près de » sous-entendu le maître.
Upa = auprès de
Ni = en bas, avec attention et respect
Sad = s’asseoir
Cela évoque donc une transmission intime de maître à élève, un enseignement qui ne passe pas seulement par les mots mais aussi par la présence et l’expérience directe. Cela correspond à une démarche de quête de vérité sur la nature de l’âme universelle ou le soi profond ou l’essence de l’être (Atman), la réalité ultime ou l’absolu (Brahman) et l’âme individuelle vue à travers un corps, un mental, une histoire, un ego (Jivatman).
Pour comprendre cela, on peut faire référence à une vague dans l’océan. il y a des milliards de vagues et chaque vague est une expression de Jivatman. L’eau de l’océan représente Atman et l’océan infini est Brahman. La vague se croit séparée mais elle est faite de la même eau que l’océan.
Les Upanishads sont donc des textes philosophiques qui commentent la sagesse védique.
Gita sont des chants.
Sutras sont des formules aphoristiques, comme un fil, un lien très concis.
Shastra : traité, science ou enseignement
Si on reprend maintenant les principaux textes ou manuscrits, nous avons donc :
Les Védas
Ils sont au nombre de 4 manuscrits
-* RIG-VEDA -1500 -1200 av J.C.
* AYUR VEDA, SAMA VEDA et ARTHAA VEDA -1200 à -900 av J.C. puis enrichissement jusqu’en -500 av J.C.
Chaque Veda comporte traditionnellement quatre niveaux de textes :
Les Samhitā qui sont des collections avec les hymnes et les mantras (la partie la plus ancienne). Dimension où l’on chante et où l’on invoque.
Les Brāhmaṇa, ce sont des textes explicatifs des rituels qui expliquent les offrandes ou les sacrifices et les pratiques ou les gestes précis. Dimension où l’on explique et où l’on ritualise.
Les Āraṇyaka, ce sont des textes, plus méditatifs, destinés aux sages retirés du monde qui s’interrogent en quelque sorte et cherchent à intégrer la signification à travers leurs pratiques. Dimension où l’on intériorise.
Les Upanishads, viennent, non plus seulement transformer le monde, mais permettent aussi de voir la réalité comme elle est. Il s’agit donc des enseignements philosophiques et spirituels les plus profonds qui viennent poser les questions : Qui fait le rituel ? Qui agit ? Qui perçoit ? Alors apparaît Atman et Brahman.. Dimension où l’on réalise par la connaissance directe.
Donc on peut dire que les Upanishads constituent la dernière partie des Védas, ce qu’on appelle souvent :
Vedānta : veda = connaissance sacrée et anta = fin / aboutissement. Autrement dit : « l’aboutissement des Védas ».
C’est pour cela qu’avec les Upanishads, on passe du rituel à la connaissance intérieure :
Elles parlent de Ātman, Brahman, de la conscience universelle, de la réalité ultime, et c’est là que naissent beaucoup des idées qui nourriront ensuite le Sāṃkhya, le Yoga, le bouddhisme, etc.
A suivre…